
Pour les propriétaires en Espagne, l’année 2026 commence avec son lot de bonnes résolutions… et de nouvelles réglementations.
Avec l’arrêté du 31 décembre 2025 (VAU/1560/2025), le gouvernement espagnol introduit une nouvelle obligation qui concerne directement les locations de courte durée.
Si vous possédez un bien immobilier en Espagne et que vous pratiquez la location saisonnière ou temporaire, continuez votre lecture : vous êtes très probablement concerné(e).
De quoi parle-t-on exactement ?
Souvent désignée comme l’une des causes principales de la crise du logement en Espagne, la location touristique est dans le collimateur des autorités depuis plusieurs années. Face à une pression croissante sur le marché immobilier et à l’augmentation exponentielle du nombre de logements touristiques, les pouvoirs publics ont multiplié les mesures visant à encadrer cette activité et à éliminer les logements et annonces illégales.
L’objectif est clair : renforcer le contrôle et centraliser au maximum les informations.
Après l’intensification des contrôles fiscaux (notamment pour les déclarations des non-résidents, IRNR), la mise en place des licences touristiques au niveau régional, puis l’introduction du numéro de registre unique en 2025, une nouvelle étape est franchie : l’obligation de déclarer chaque année les locations réalisées l’année précédente.
Suis-je concerné en tant que propriétaire non-résident ?
Dans de nombreux cas, oui.
Vous êtes concerné si vous possédez un bien en Espagne que vous louez sous l’une des formes suivantes :
- locations touristiques ou saisonnières,
- locations temporaires pour raisons professionnelles,
- locations liées à des études, formations ou séjours médicaux.
Même une location occasionnelle peut entrer dans le champ de cette obligation.
En résumé, toutes les locations dont la finalité n’est pas la résidence principale du locataire sont concernées.
En quoi consiste concrètement la déclaration ?
Une fois par an, vous devrez notamment indiquer :
- le logement concerné (avec son CRU et son NRUA, le bien devant être dûment enregistré),
- les périodes pendant lesquelles il a été loué (dates d’entrée et de sortie pour chaque location),
- le nombre de locataires,
- la finalité de chaque location (tourisme, travail, études, etc.).
La déclaration pourra se faire :
- soit en format papier, ce qui implique de se rendre physiquement au registre compétent (une option peu réaliste pour les propriétaires non-résidents),
- soit par voie numérique, via la plateforme registradores.org.
À l’heure où ces lignes sont écrites, la plateforme numérique n’est pas encore opérationnelle. Les autorités indiquent toutefois qu’elle devrait être mise en ligne prochainement, ce que tout le monde espère, sachant que la déclaration doit être effectuée au cours du mois de février.
Quels sont les risques si je ne déclare pas ?
Le dispositif étant très récent, nous manquons encore de recul. Néanmoins, l’absence de déclaration ou la transmission d’informations incorrectes pourra entraîner des conséquences administratives, telles que la suspension ou le retrait du numéro d’enregistrement du logement.
Pour un propriétaire non-résident, ce type de situation peut vite devenir complexe à gérer à distance, d’où l’importance d’anticiper.
Comment me préparer dès maintenant ?
Même sans accès immédiat à la plateforme, il est vivement conseillé de commencer à :
- lister toutes les locations réalisées,
- conserver les contrats et les dates exactes,
- bien distinguer les locations temporaires et touristiques (deux régimes bien différents en Espagne),
- noter les dates d’entrée, de sortie et le nombre de locataires pour chaque séjour.
Si vous pratiquez la location touristique, vous disposez déjà de la majorité de ces informations, à condition d’enregistrer correctement les voyageurs via la plateforme SES Hospedaje, comme l’exige la réglementation en vigueur.
Cette préparation facilitera grandement la déclaration lorsqu’elle devra être effectuée.
Pourquoi se faire accompagner en tant que non-résident ?
La gestion des obligations administratives espagnoles peut s’avérer délicate lorsque l’on réside à l’étranger : langue, délais, évolutions réglementaires, plateformes numériques, coordination avec les obligations fiscales ou locales.
Un accompagnement professionnel permet notamment :
- de vérifier si vous êtes réellement concerné,
- d’éviter les erreurs de qualification des locations,
- de sécuriser votre situation administrative,
- et de gagner en temps et en tranquillité d’esprit.
En résumé
La nouvelle déclaration annuelle des locations temporaires n’est pas une formalité insurmontable, mais elle s’ajoute aux obligations existantes, comme la déclaration IRNR ou l’obtention du numéro de registre central pour les locations de courte durée.
Gérer une location touristique en Espagne demande désormais davantage de rigueur et d’organisation. Ces mesures visent toutefois à mieux encadrer l’activité et à favoriser une offre de qualité, plus transparente et plus professionnelle.
Si vous avez un doute sur votre situation ou si vous souhaitez être accompagné dans ces démarches, il peut être utile de s’appuyer sur une structure spécialisée en assistance administrative des propriétaires non-résidents, capable de vous guider à chaque étape.
